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Revue des Maladies Respiratoires |
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La trachéotomie est probablement une des plus anciennes interventions chirurgicales connues. Dans l'histoire récente du vingtième siècle, sa popularisation en routine par des anesthésistes nordiques a permis l'avènement de la ventilation mécanique en pression positive intermittente, substitut de la ventilation par poumon d'acier. Les progrès de la technologie plasturgique lui ont ensuite fait céder la place à l'intubation translaryngée. Au fil des années, la trachéotomie a perdu beaucoup de sa popularité, considérée mutilante, et souvent synonyme d'échec. Les modes changent, au gré de l'évolution des connaissances, et aussi au gré des progrès techniques. D'une part, il est désormais reconnu que l'intubation translaryngée prolongée comporte des risques, parfois majeurs, locaux (dégâts trachéaux divers) et régionaux (infections nosocomiales). D'autre part, les techniques de réalisation des trachéotomies chez les patients ventilés permettent désormais des gestes rapides, simples, et relativement peu agressifs. Il était donc logique dans ce contexte de s'intéresser de nouveau à la trachéotomie en réanimation, non pas en "fin de parcours" pour les cas de sevrage impossible, mais à la phase initiale de la prise en charge, en tant qu'outil de gestion des voies aériennes supérieures (et donc temporaire), pour savoir si cette stratégie pouvait améliorer les performances de la réanimation en réduisant la fréquence de certaines complications. Cette question est l'objet du protocole en cours présenté dans cet article de François Blot. Ce travail est soutenu par la Société de Réanimation de Langue Française, par la Société de Pneumologie de Langue Française, et par la Société Française d'Anesthésie-Réanimation. Le protocole et ses compléments peuvent être téléchargés via le tableau ci-dessous. |
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Mise en ligne : juillet 2003